​Il reste des ponts et du sable ?


Le premier jour, il avait créé la lumière… Dur le truc ! A la fois onde pour se diffuser partout et particule pour qu’on puisse la couper (pour dormir…). Balèze le gars !

Le deuxième jour, il avait créé le ciel et la terre… Là, ça a commencé à foirer (Nan c’est vrai ! C’est p’têt’ là que ça a dérapé, en fait…) : les différences de température entre les moments de lumière et ceux où on la coupait, (pour dormir je vous rappelle) ont créé les nuages et il s’est mis à pleuvoir, créant les océans. Il s’est dit « ‘Pas grave, les femmes auront froid aux pieds et chercheront des hommes pour les réchauffer… ».

Le troisième jour, il s’est dit que toute cette flotte devait servir à quelque chose (??? Cogite ! Cogite ! Je pense donc j’essuie…) « Je sais ! A arroser les plantes ! » il créa la terre et la végétation (« ‘faut pas gâcher non plus… Et pis sinon, ‘va y’en avoir partout et ça va dégouliner sur mon bureau ! »).

Le quatrième jour, il mit un peu d’ordre là-dedans (ça devenait un peu n’importe quoi ‘faut dire !). Il créa la Terre, le Soleil et, comme il en restait un peu, il fit la Lune (pour se marée…).

Le cinquième jour, « Tiens ! Si j’mettais des trucs qui bougent (sinon c’est plan-plan…) ? Des herbivores pour tondre la pelouse (« Ou ça va tourner en jungle ce truc ! »). Des carnivores pour bouffer les herbivores et se boulotter entre eux (« ‘faudrait pas qu’ils pullulent partout non plus… »). Il créa donc le règne animal.

Le sixième jour ? Manque d’inspiration ? La flemme d’innover ? Il créa un animal à la fois carnivore et herbivore (on va pas en faire un fromage non plus !). Puis, pour le différencier des autres, il lui donna des idées (quelques noires mais pas que…).

Le septième jour, il se dit que ça faisait un moment qu’il n’avait pas pris de vacances et qu’il reviendrait avec de meilleures idées le lendemain (« C’est vrai que j’étais pas au top hier avec ce machin qui pense tout seul et qui bouffe tout et n’importe quoi… »).

La dernière fois qu’on a vu Dieu, il était de retour dans son labo. Il portait encore sa chemise à fleurs et arborait de jolies traces de lunettes sur son bronzage autour des yeux. 

Il ramassait ses affaires à la hâte. Il bourrait des cartons avec ses notes, sa collection de « Tout l’Univers » et son mobilier de bureau en jetant des regards effarés dans toutes les directions tout en balbutiant des « Mais c’est pas vrai ! J’suis con ou quoi ? Qu’est-ce qui m’a pris ? N’importe quoi ! Si quelqu’un tombe là-d’sus : finies les subventions pour mes recherches ! ». 

Quand il nous a vus, il a tout laissé en plan et est parti en courant et en criant « C’est pas moi ! C’est pas moi ! ».

Personne ne l’a revu depuis. Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu vo…picoler du vin de messe.

Et voilà où on en est ! Et on voudrait nous faire croire qu’un truc monté en même pas une semaine et sans plan d’action clairement défini puisse déboucher sur quelque chose d’abouti qui tienne la route ? Et on voudrait, en plus, nous faire porter le chapeau du merdier dans lequel on est ?! Nan mais ‘faudrait voir à pas pousser non plus !

– A.G. Nostik – 

(A.G. c’est pour Adalbert-Gustave… Mes parents m’aimaient pas… )

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Challenge tweeter là qu’on pile !


#quandLeGainSeBarre 1posé : le hashtag, les rimes, les pieds + 1 emoticon 😋 prêts ? C’est parti !
Mes tweets … Les autres assument ! 😋😂

#quandLeGainSeBarre
J’me mets à l’aise
En chaussant les charentaises
Dans le salon
Laisse filer la tension🛀

#quandLeGainSeBarre
Elle joue, elle biaise
Elle n’est ni bonne ni mauvaise
Elle baisse le son
D’la radio sans raison 😵

#quandLeGainSeBarre
La bolognaise
Ne soyez pas mal à l’aise
On sait q’c’est bon
Pas la peine de dire non 🍝

#quandLeGainSeBarre
Assez d’fadaises
Vous croyez pas si balèze
Plus de questions
Ne m’prenez pas pour un con😏

#quandLeGainSeBarre
Pas d’hypothèses
Ni thèse ni plus de synthèse
Ni oui ni non
Assez posé de questions🚽

#quandLeGainSeBarre
Genoux de braise
En trouvant la java niaise
Nous nous frôlions
Le temps d’une pression🍻

#quandLeGainSeBarre
Elle se déniaise
Sur un’plancheu japonaise
Et nous geignons
Nos cœurs à l’unisson😱
#1peuHotRetourAuxCharentaises😂

Une porte entr’ouverte


image

C’est la suggestion d’un autre possible, une proposition d’accéder à une autre intimité, une invitation au peut-être, l’espoir évoqué d’un pourquoi pas. C’est un passage vers un univers qui devient accessible, un défi à traverser cette passerelle vers l’autre. A passer du connu à l’inconnu. C’est une promesse à peine formulée, une menace à peine voilée. Une invitation au risque à être plus heureux, passé de l’autre côté.

– Oseras-tu me passer sur le pas ? », te dis cette porte qui n’est pas fermée.
Oseras-tu franchir cette porte entr’ouverte et te confronter à ce qui se cache derrière ? Resteras-tu de ton côté, connu, maîtrisé et assumé ? Ou affronteras-tu cet univers inconnu qui t’attire sans te dire si tu y es bienvenu, si tu y seras bien traité ?
C’est la question que te pose cette porte entr’ouverte. Tu es seul à pouvoir y répondre et en assumer les conséquences. Certains ont trouvé l’Amour en franchissant un passage qui leur paraissait interdit. D’autres y ont laissé une vie pour en connaître une autre. D’autres, enfin, y ont laissé l’espoir pour assumer l’inéluctable que cette porte leur a révélé comme un dernier secret sur leur temporalité.

Un improbable aperçu sur l’insondable poésie du potentiel. Voilà ce que te propose peut-être cette porte mal fermée. Un oubli, peut-être, de ce que l’on pourrait ainsi quitter sans un regard en arrière. Un nouveau départ sans ligne d’arrivée.
La vie, la mort, une autre vie, tout peut se cacher derrière une porte entr’ouverte, même une autre porte, parfois.
Si l’on ne la franchit jamais, on ne court qu’un risque ; celui de ne pas connaître un bonheur qui serait derrière caché et qui n’attendrait que toi et ton audace à le saisir.

Tu vois cette porte mon amour ? Si je décide de la franchir, mettras-tu ta main dans la mienne, poseras-tu ton pas dans le mien pour la franchir avec moi ?

– eljé alias harzgouvid –

Un peu fifou bes fois…


Je me suis livré à un exercice, ce soir en rentrant du boulot. Ne le faites pas chez vous à moins de courir le 100m en moins de 8 secondes (m’a fait mal celui-là…) car c’est potentiellement dangereux (moi, je suis plutôt dans les 8 minutes…). J’ai demandé à chaque personne que je croisais dans la rue :
– Et vous, ça va ? »
J’ai obtenu :
7 : « oui… pfff »
14 « Hein ? pfff ! » (variante du précédent en moins souriant)
18 : « Qu’est-ce que ça peut vous foutre ? » (18 quand même !)
12 : « Je n’ai pas de monnaie sur moi » (pas compris)
1 : « T’es pédé ou quoi ? » (pas compris non plus…)
1 : « Oh putain ! J’vais m’le faire ! » (il court le 100m en moins de 8 secondes, lui…)
et 1 (seul) : « Ca va et vous ? » (trop mignonne, je vais la garder de côté dans mes bons souvenirs).
Conclusion(s) :
Si tu n’aimes pas la réponse, ne pose pas la question. Les gens n’aiment pas qu’on s’inquiète pour eux et ils ont peur de l’inconnu (moi en l’occurrence). Etre bienveillant peut être dangereux si on n’est pas ceinture noire de karaté. Les cons ne sont pas des dinosaures. La preuve ? Il en reste plein. Mes contemporains n’ont pas toujours un vocabulaire très élaboré (Hein…). Elle était quand même sympa l’infirmière aux urgences de s’inquiéter pour moi comme ça… Quoi, c’est son boulot ? Il faut vraiment que vous gâchiez tout ?!
Cela est quand même rassurant (restons positifs !) : la nature humaine conserve quelques marges de progrès, donc son évolution n’est pas terminée 😉
Et finon, vous fa va ?
Falut ! (‘faut que j’me r’mette à la course moi…)
– eljé –

Le temps qui passe est-il perdu pour tout le monde ?


L’un des maux de notre société serait, si on en croit les médias, le manque de temps. Tout va trop vite. On n’a plus le temps de faire. Les délais sont sans cesse raccourcis… C’est vrai. Mais qui, sinon nous mêmes, nous met cette pression continuelle ? N’est-il pas paradoxal de considérer d’un côté que l’espérance de vie de l’être humain augmente, donc qu’il dispose de plus de temps pour faire les choses, et de constater qu’il s’agite sans cesse d’avantage comme un rat de laboratoire dans son labyrinthe de carton à la recherche de temps pour faire des choses dont il se passait auparavant très bien (vérifier ses mails toutes les dix minutes, mettre à jour son profil Face de bouc ou tweeter ses états d’âme que personne ne lit…) ?

Bring me back my time : i need money !

Ce temps qui passe doit bien servir à quelqu’un… A qui profite le temps que je perds ?!
Est-il utilisé par quelque entité supra-dimensionnelle, un organisme quelconque, une entreprise qui s’en sert pour son propre bénéfice à la manière de ces logiciels de partage de ressources processeur qui étaient en vogue dans les années 80, quand la recherche manquait de silicium ?
Nous fait-on perdre notre temps pour nous empêcher de penser ?
J’ai peur de le découvrir. Pire : j’ai peur de découvrir que c’est juste l’incapacité de l’homme à se fixer des priorités qui l’amène à se disperser et à gaspiller son temps à suivre d’autres improductifs sur leurs chaînes YouTube…
La vie est courte elle le reste quoi qu’on en dise. Demain, quand vous vous réveillerez en réalisant que le temps vous manque pour faire ce qui compte, il sera trop tard.
Mais votre petite vie creuse sera intégralement accessible sur facebook et prête à faire perdre du temps à vos contemporains…
Je sais ce que vous allez me dire : si mon temps est si précieux : pourquoi le perdre à écrire ces lignes ? Pourquoi vous proposer d’en perdre à les lire ?
Je ne sais pas… Un besoin inconscient…

Parfois ce monde me fait peur…

– Gilles D. –

Vieux loup dans sa tanière


Il aimait bien sa maison. Cette bicoque lui ressemblait : un peu amochée par le temps mais accrochée sur la terre, comme indéracinable.

Elle s’était développée au fil du temps et des besoins. Une aile pour deux chambres, un grenier qui s’aménage en buanderie, une véranda sur le côté. Puis elle s’était repliée autour de lui, à mesure des départs des enfants, du décès de leur mère, comme un cocon qui le protège.

Il n’occupe plus que deux, trois pièces, tandis qu’une bonne douzaine se décatissent autour de lui. Il ne va plus dans certaines car les souvenirs qu’elles hébergent sont douloureux. Il en évite d’autres pour ne pas raviver des bonheurs devenus inaccessibles. Mais sa maison est là qui témoigne de sa persistance.

Ramassée au creux d’un jardin coincé entre deux collines, elle est comme tapie, attendant d’être oubliée, avec son occupant que plus rien du monde n’intéresse. Comme lui, elle s’adapte à une vie qui s’écoule et un monde qui s’écroule. Eloignée de toute ville et de tout bruit, elle se consacre à son rôle d’abri. Il se concentre sur sa position de protégé et se tient loin du tumulte des autres.

Il aime sa maison qui, peu à peu, tombe en ruine. Elle a une âme et partage ses souvenirs. Comme elle, il se courbe mais reste debout.

Du cocon qu’elle est devenue ne sortira aucun papillon. Quand la vie l’aura quitté, c’est son caveau qu’elle deviendra. C’est en son sein qu’il se sent en accord avec sa nature. Les jours y passent à son rythme, cadencés comme il l’entend. Solitaire, il l’est peut être, lui se dit indépendant.

Quand l’heure viendra de quitter le monde, il restera dans sa maison. Quand de lui ne restera que poussière, sa maison témoignera de son passage.

 

– Laurent G. –

 

Compagnie… marche !


Vous, je ne sais pas, mais moi, j’ai toujours rêvé de faire partie d’un bande de cons. « De cons ? » me direz-vous ? Eh bien oui ! Je décide aujourd’hui de redonner ses lettres de noblesse à cette syllabe si longtemps déconsidérée. On trouve des cons partout. C’est vrai. Que ce soit des compagnons de voyage, le conjoint qui partage votre vie, des contacts professionnels, nul ne voit de mal à cela. Et pourtant, personne ne supporte d’être réduit à cette seule syllabe à la « con ». Moi je le revendique (c’est peut-être une connerie…).
Vous l’aurez compris, je fais ici appel à la racine latine « con » qui veut dire « ensemble, faisant partie d’un groupe, d’une « compagnie » ». Ainsi, pas de complexe à concevoir : le con est un membre d’un groupe considéré dans un contexte précis et s’appuyant sur un constat clair et circonscrit.
Être un con, dans mon esprit c’est, sous un même nom, devenir le convive d’un repas tout compris, l’amitié, le respect et la considération. Devenir un « con », c’est comprendre l’autre et faire preuve de compassion à son égard. Mais en cela il faut accepter une seule consigne : « Je suis un con seulement parce que je le veux bien. Je peux décider d’arrêter d’être un con à tout moment sans avoir de compte à rendre à tous les autres cons. N’a le droit de me traiter de « con » qu’un membre de ma bande de cons. »
Être un con, si vous décidez de m’y accompagner, c’est ainsi accepter un secret : quand je vous traite de « con », c’est parce que nous faisons partie de cette confrérie qui donne un sens particulier aux mots et ne s’arrêtent pas à leur sens commun. Cela ne veut en aucun cas dire que je doute de votre intégrité morale (même si cela reste du domaine du possible). Là où s’entre-traiter de « con » trouve toute sa saveur, c’est que nous connaissons la raison de cela. Ceux qui ne nous comprennent pas sont ceux qui ne nous ont pas rejoint dans cette joyeuse compagnie que va devenir notre bande de cons. Rien ne les en empêche, d’ailleurs ils semblent déjà dotés de qualités certaines.
Non, sérieusement, je n’ai pas envie de vous appeler « mes chers amis », car l’amitié, n’ayant pas de prix, ne peut être chère. Je ne veux pas vous donner du « Camarades » parce que ce n’est pas mon propos. Je préfère vous appeler « mes cons » parce que vous pourrez me retourner la pareille. Je ne veux pas vous insulter. Mais si vous êtes aussi cons que moi, vous l’aurez compris…

– Alfred P. –